C'est la déception la plus fréquente, et elle nous revient régulièrement par message : la bougie sentait très bon dans son sac, et une fois allumée dans le salon, presque rien.
Deux choses différentes portent le même nom. Ce que vous sentez en approchant le nez d'une bougie éteinte, c'est la fragrance qui s'évapore lentement de la surface. Ce que la bougie envoie dans la pièce une fois allumée dépend d'autre chose : du bain de cire fondue, de sa surface, de sa température. Une bougie peut être très démonstrative dans le premier cas et discrète dans le second, sans qu'il y ait eu tricherie sur le parfum.
Neuf fois sur dix, quand une bougie ne sent rien, c'est la mèche qu'il faut regarder. Trop fine pour le diamètre du verre, elle fait un bain étroit et tiède. Peu de surface chaude, peu de diffusion. Le parfum est là, il n'est simplement pas chauffé. On le voit à l'œil : le bord du verre reste froid et de la cire s'accumule contre la paroi.

Le volume compte aussi, évidemment. Une bougie de deux cents grammes parfume une chambre. Elle ne parfumera pas un salon ouvert sur une cuisine avec quatre mètres sous plafond, et lui en demander trop n'a pas de sens : il faut alors plusieurs bougies, ou accepter que l'odeur reste autour de la table où elle est posée.
Deux détails qui règlent beaucoup de cas. La diffusion met une vingtaine de minutes à s'installer, le temps que le bain se forme, et beaucoup de gens jugent au bout de cinq. Et au bout d'une heure dans la même pièce, vous ne sentez plus votre propre bougie : c'est votre nez qui s'est habitué, vos invités la sentiront en entrant.
Les gestes qui changent quelque chose sont listés ici.